[Column] The one thing I can do.

The dog wasn’t there.
I looked for him but couldn’t find anywhere. He just disappeared.
When I saw him, he was always laying huddled beside the building. His body was the only warm thing for him. In this economic situation, probably everyone thought “it might be me tomorrow” as they passed beside him. I was one of them.

I heard this story on twitter.

<Translate>
From the note of mother of a nuclear worker. Mr. Shimahashi was working in Hamaoka nuclear plant and died of leukemia when he was 29 years old.
He used to weigh 80kg but it decreased to be 50kg, lost teeth. When he had medicine, he had hematemesis, when he had suppository, he had melena. Bones and organs all got to have cancer. Even if his mother just touched the bed, he said his body hurt from the shaking bed. Sometimes couldn’t sleep because of too much pain. His life under medical treatment was beyond our imagination.
<End>

Fortunately, I’m still alive
and I’m happy to be able to inform the world of these abandoned facts.
At least now, this is the best thing I can do to the world.

 

 

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Français :

[Édito] La seule chose que je puisse faire

Le chien n’était pas là.
Je l’ai cherché mais je ne l’ai trouvé nulle part. Il a disparu.
Quand je le voyais, il était toujours allongé blotti contre le bâtiment. Son corps était la seule chose tiède qu’il connaissait. Dans cette situation économique, probablement que chacun a pensé “on verra demain” en passant à côté de lui. J’étais l’un d’entre eux.

J’ai vu ça sur Twitter :

浜岡原発で働いて白血病で29歳で亡くなった嶋橋さんの母親の手記より:80kgあった体重が50kgとなり、歯も抜け、薬も上から飲めば吐血、座薬を入れれば下血となり、骨も内臓もガン化。母親がベッドに触れただけでも「振動で体が痛い」と言い、痛みで眠れないことも。想像を絶する闘病記録。
— Mari Takenouchiさん (@mariscontact) 1月 13, 2013
<Traduction>
Des notes de la mère d’un ouvrier du nucléaire. M. Shimahashi travaillait à la centrale nucléaire de Hamaoka et il est mort de leucémie à l’âge de 29 ans.
Il pesait 80 kg habituellement mais il est descendu à 50 kg, il a perdu ses dents. Quand il était soigné, il en faisait des hématomes,  avec les suppositoires, ça lui faisait des selles noires. Tous ses os et ses organes avaient un cancer. Même lorsque sa mère frôlait son lit, il disait que la secousse lui faisait mal. Il ne pouvait parfois pas dormir à cause des douleurs. Sa vie sous traitement médical était au-delà de toute imagination.
<Fin>

Par chance, je suis toujours vivant
et je suis content de pouvoir informer tout le monde sur ces faits oubliés.
Au minimum à présent, c’est ce que je peux faire de mieux pour le monde.