[Tepco gave in to whistleblower]TEPCO admits 4th worker exposed to radiation in early days of disaster(Asahi)

<Quote> [Asahi]

A full one year and eight months after the Fukushima nuclear disaster, plant operator Tokyo Electric Power Co. has acknowledged that four workers, not three as it had maintained, were exposed to varying levels of radiation soon after the crisis unfolded.

It said the men were working in the basement of the turbine building for the No. 3 reactor at the Fukushima No. 1 nuclear power plant.

TEPCO and its business partner Kandenko Co. had previously said that only three workers waded through highly contaminated water on March 24, 2011.

That story held up until last month. A different worker revealed during a Nov. 1 news conference that he had refused to go to the basement but someone else went there.

TEPCO and Kandenko confirmed the veracity of the man’s statement on Nov. 2.

It emerged that a team of six workers was dispatched to the turbine building to lay cables as part of emergency procedures following explosions and reactor meltdowns triggered by the magnitude-9.0 Great East Japan Earthquake of March 11 and the massive tsunami it spawned.

Of the six, two were Kandenko employees. One was an employee of a first-tier subcontractor. The other three worked for a second-tier subcontractor.

The two Kandenko employees and the man working for a first-tier subcontractor ventured to the basement and went about their tasks while ignoring dosimeters clicking ever faster due to the high radiation levels.

The three were exposed to about 180 millisieverts of radiation–a dangerously high level–that required immediate medical treatment.

According to the explanation given by TEPCO and Kandenko on Nov. 2, the three employees of the second-tier subcontractor were ordered by Kandenko to go to the basement just as the cable work was finishing.

One of the three, who was wearing protective rubber footwear, spent five to 10 minutes there and was exposed to 56 millisieverts of radiation, not a high enough level to cause health problems, TEPCO said.

When pressed about the discrepancy, TEPCO said there was no deliberate attempt to cover up the facts.

“It was our understanding that the worker in question was carrying out a different task from other three who were in the basement for a long time. There was no deliberate attempt to conceal this fact (that a fourth worker was exposed as a result of wading through contaminated water).”

A Kandenko official added: “Nobody forced the worker to go to the basement against his will. We filed a report with the government that said, in addition to the three men, another worker went to the basement.”

It turns out that was not the end of the matter.

While the three workers toiled away in the basement, a separate team measured high radiation of 400 millisieverts per hour near the water surface there and immediately tried to flee the area. The members of that team told the Kandenko workers to evacuate immediately.

It was before this chaotic rush that the fourth worker ventured to the basement, according to TEPCO and Kandenko.

However, a worker who gave a news conference on Nov. 1 offered a different version of events.

“After the other team called on the (Kandenko-led) team to flee, the fourth worker was ordered down to the basement,” he said.

However, the man, fearful of entering an area with high radiation levels, did not follow the instruction.

<End>

 

 

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Français :

[Tepco se met à siffloter] TEPCO admet qu’un 4e ouvrier a été exposé à la radioactivité aux premiers jours de la catastrophe (Asahi)

<Citation> [Asahi]

Un an et huit mois après la catastrophe nucléaire de Fukushima, l’opérateur de la centrale, Tokyo Electric Power Co., reconnaît que non pas trois comme cela a été affirmé mais quatre ouvriers ont été exposés à différents niveaux de radioactivité peu après que la crise se soit révélée.

On dit que les hommes travaillaient dans l’embase du bâtiment de la turbine associée au réacteur No. 3 dans la centrale nucléaire No. 1 de Fukushima.

TEPCO et son partenaire commercial Kandenko Co. disaient jusque-là que seuls trois ouvriers avaient pataugé dans de l’eau hautement contaminée le 24 mars 2011.

Cette version de l’histoire s’est maintenue jusqu’au mois dernier. Un autre ouvrier a révélé le 1er novembre dans une conférence de presse qu’il avait refusé d’aller dans l’embase et que quelqu’un d’autre y était allé.

TEPCO et Kandenko ont confirmé le 2 novembre la véracité des affirmations de cet homme.

Il en est sorti qu’une équipe de six ouvriers ont été répartis dans le bâtiment de la turbine pour dérouler des câbles dans le cadre d’une procedure d’urgence suivant les explosions et fusions des réacteurs induits par le séisme de magnitude 9.0 du grand Est du Japon survenu le 11 mars et suivi par l’énorme tsunami qu’il a engendré.

Sur ces six ouvriers, deux travaillaient pour Kandenko. Un était employé d’un premier sous-traitant tiers. Les trois autres travaillaient pour un autre sous-traitant.

Les deux ouvriers de Kandenko et celui travaillant pour le premier sous-traitant se sont aventurés dans l’embase et sont aller effectuer leur tâche sans tenir compte que leurs dosimètres crépitaient de plus en plus vite à cause du haut niveau de radioactivité.

Les trois ont été exposés à des doses voisines de 180 millisieverts de radioactivité — un niveau dangereusement élevé — qui exigeait un traitement médical immédiat.

Selon les explications fournies par TEPCO et Kandenko ce 2 novembre, les trois ouvriers du seccond sous-traitant avaient reçu l’ordre de Kandenko d’aller dans l’embase au moment où le travail de câblage arrivait à son terme.

Un des trois, qui portait des bottes de protection en caoutchouc, y a passé de cinq à dix minutes et a été exposé à 56 millisieverts de rayonnements, pas assez pour provoquer des problèmes de santé selon TEPCO.

Lorsque questionné sur la contradiction, TEPCO avait répondu qu’il n’y avait pas eu de tentative délibérée de cacher les faits.

“Nous avions compris que l’ouvrier en question faisait un travail différent des trois autres qui sont restés longtemps dans l’embase. Il n’y a pas eu de tentative délibérée de cacher ce fait (qu’un quatrième ouvrier a été exposé pour avoir pataugé dans l’eau contaminée).”

Un représentant de Kandenko a ajouté : “Personne n’a forcé un ouvrier à aller dans l’embase contre sa volonté. Nous avons fait un rapport avec le gouvernement qui dit qu’en plus de ces trois hommes, un autre ouvrier est allé dans l’embase.”

Il apparait maintenant que ce n’était pas la fin de cette histoire.

Pendant que les trois ouvriers peinaient dans l’embase, une équipe différente relevait un haut niveau de radioactivité de 400 millisieverts par heure près de la surface de l’eau au même endroit et a immédiatement tenté de fuir la zone. Les membres de cette équipe ont dit aux ouvriers de Kandenko d’évacuer immédiatement.

C’est avant cette fuite en catastrophe que le quatrième ouvrier s’est aventuré dans l’embase, selon TEPCO et Kandenko.

Toutefois, l’ouvrier qui a tenu une conférence de presse le 1er novembre a proposé une version différente des faits.

“C’est après que l’équipe ait dit à l’autre (celle de Kandenko) de fuir, que le quatrième ouvrier a reçu l’ordre d’aller à l’embase” affirme-t-il.

Toutefois, l’homme, effrayé d’avoir à entrer dans une zone d’un tel niveau de radioactivité, n’a pas suivi cet ordre.

<Fin>

Categories: Cover-ups, Plant hazard

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