[Column] Stop and Think – Is nationalization of Fukushima decommissioning without new invention the right way to go ?

Let’s say electricity is pizza.

In this case, Tepco is the pizza delivery boy.

and this boy has been forced to put out the fire in the pizza shop for 2 years and 6 months.

IAEA is distributing the pizza shop flyer on the street. He never come back. He can’t do anything anyway.

The shop is (actually) owned by the government. The oven is made by GE, Toshiba, Hitachi etc..

 

This is obviously beyond what the delivery boy can do.

However, because he has already been in charge of fire fighting for long, now nobody knows where the bucket is, where the hose is, where the water (poisonous) flowed. This is making it more difficult to accept international help. However, even if they accept the international help, it is very limited what they can do because there is no technology to settle it down.

 

We must invent some technology to put it out as soon as possible. This is what the world needs.

 

but the public opinion is focusing on the nationalization of the decommissioning project as if there were already the technology, and the nationalization would solve everything.

 

I don’t know if we are heading in the right direction.

Generally and historically speaking, nationalization is the magic to make all kinds of the projects beautifully fail.

 

They say nationalization is inevitable because Tepco is in the serious shortage of budget.

However, though I watch and hear all the Fukushima news for 24/7, I haven’t heard “so how much of money is enough to decommission Fukushima.”

 

I’m not saying Fukushima decommissioning shouldn’t be nationalized. I’m just saying we should carefully consider the the side effects of nationalization without the technology development.

 

I think these are the potential side effects.

 

1. Japanese government is likely to introduce the new tax such as “Fukushima decommissioning tax” to make the infinite amount of budget.

2. Japanese government may send ordinary Japan residents to Fukushima for the shortage of Fukushima workers.

3. Disclosure of the plant situation would be strictly restricted and it would be even harder to know what is going on.

4. Neighboring countries would request the government (=Victimized Japanese people) compensation.

 

 

I can’t find the reasons why they wouldn’t do these.

In the end, they may make the international body to take initiative of Fukushima decommissioning project.

but nationalization would be the next phase to go. All of these 4 side effects are crucial. Before we yell at Tepco (The delivery boy), we need to think well.

 

 

You can ignore the truth but the truth won’t ignore you.

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Français :

[Édito] On s’arrête et on réfléchit : Est-ce que la bonne route est  la nationalisation du démantèlement de Fukushima sans la nouvelle invention ?

 

Mettons que l’électricité soit de la pizza.
Dans ce cas Tepco est un livreur de pizza.
et ce livreur a été obligé de mettre le feu à la pizzéria pendant 2 ans et 6 mois.
L’AIEA distribue les publicités de la pizzéria dans la rue. Elle n’y va jamais. Elle ne peut rien y faire de toute façon.
La pizzéria appartient (en fait) au gouvernement. Le four est fabriqué par GE, Toshiba, Hitachi, etc…

Il est évident que c’est au-dessus des capacités du livreur.
Cependant, parce qu’il a longtemps été responsable de la lutte contre l’incendie, plus personne ne sait à présent où sont les seaux, où sont les tuyaux, où l’eau (empoisonnée) s’est écoulée. Ça rend les choses plus difficiles pour accepter une aide internationale. Cependant, même s’ils acceptent une aide internationale, ce qu’ils peuvent faire est très limité parce qu’il n’existe aucune technique permettant d’arranger la situation.

On doit inventer une technique pour s’en sortir aussi vite que possible. C’est ce dont le monde a besoin.

mais l’opinion publique se focalise sur la nationalisation du projet de démantèlement comme si on avait déjà la technique et que la nationalisation allait tout régler.

Je ne sais pas si on va dans la bonne direction.
En général et historiquement, la nationalisation est la formule magique qui fait lamentablement capoter tout type de projet.

Ils disent que la nationalisation est inévitable parce que Tepco est en manque grave de finances.
Or, bien que je regarde et écoute toutes les nouvelles sur Fukushima h24 et 7/7, je n’ai pas entendu quelqu’un dire “alors combien d’argent faudrait-il pour démanteler Fukushima.”

Je ne veux pas dire que le démantèlement de Fukushima ne devrait pas être nationalisé. Je dis juste qu’on devrait faire très attention aux effets de bord d’une nationalisation sans avoir développé la technique.

Je crois que les effets de bord potentiels sont ceux-ci :
1. Le gouvernement japonais va probablement créer un nouvel impôt genre “taxe pour le démantèlement de Fukushima” pour lever un budget en quantité infinie.
2. Le gouvernement japonais peut envoyer des habitants normaux à Fukushima à cause de la pénurie de travailleurs.
3. La divulgation de la situation réelle de la centrale pourra être strictement limitée et il sera encore plus difficile de savoir ce qui s’y passe vraiment.
4. Les pays voisins pourraient demander des indemnisations (comme les victimes japonaises).

Je ne vois pas de raison pour qu’ils ne le fassent pas.
Enfin, ils pourront monter un corps international pour prendre l’initiative sur le projet du démantèlement de Fukushima.
mais la nationalisation sera la prochaine phase. Chacun de ces 4 effets de bord est crucial. On doit bien y réfléchir avant de crier contre Tepco (le livreur).

Vous pouvez ignorer la vérité mais la vérité ne vous ignorera pas.

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