[Column] Beyond the sense of helplessness

There are two kinds of people. One is to face the social problem. One is not to face the problem.
The latter doesn’t want to face the mortification.
When they try to fix some social problem, they find themselves more powerless than they thought they were. Try so hard and get the least.

then they choose to go home quietly.
It was a wise choice until 4 reactors exploded in Fukushima.

I was the not-to-face, but Fukushima accident changed the rule of the game.
We used to be fed with piece of bread if we stayed obediently in the cage. but now the bread is poisonous.

One day, a small fish shop was opened near my apartment in Japan. A young couple with a kid moved to a normal house, renovated the garage and put fridges.
It was right in the middle of the residential area. There was no other shops around there. Across the narrow street, there was an elementary school.
and the fish was for Sashimi, they sold the most expensive fish. The father drove to the port early in the morning to purchase fresh fish. I thought I’d have to see it closed soon.
but I was wrong. After a few weeks after the quiet opening, there were lines of the cars to come to the little fish shop. Even the driver of Fedex bought Sashimi fish for some reason.

and 311 happened. I knew I was never going to eat fish on 3/12/2011.

When I left there in December of 2011, there were still lines of the car for the shop.

I was in the school for 16 years. but none of the textbook told me what to say, what to do for the little fish shop with a 10 y.o boy after a Level.7 happened in 250km radius.

I say, we shouldn’t eat fish. and I’m worried about the fish shop. In this meaning, I don’t make sense.

I don’t know how it’s going to end. One thing that I’m sure is we must re-write the textbook.
We must re-write everything.

 

 

Don’t be their accomplice.

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Français :

[Édito] Derrière l’indifférence

 

Il y a deux sortes de gens. Les uns affrontent les problèmes sociaux, les autres les fuient.
Lorsqu’ils essayent de faire face à un problème social, ils se trouvent encore plus impuissants qu’ils ne le pensaient.
Essayer si durement pour ne récolter que le minimum.
alors ils préfèrent rentrer tranquillement à la maison.
C’était sage jusqu’à ce que 4 réacteurs explosent à Fukushima.

J’étais de ceux ne faisant pas face mais l’accident de Fukushima a changé les règles du jeu.
On avait l’habitude de manger un bout de pain si on restait obéissants dans la cage. mais maintenant le pain est empoisonné.

Un jour, un petit magasin de poissons a ouvert près de chez moi au Japon. Un jeune couple avec un enfant dans une maison normale. ont réparé le garage et y ont mis des frigos.
C’était juste au milieu d’une zone résidentielle. Il n’y avait pas d’autre magasin autour.
En face de la rue étroite, il y avait une école primaire.
et le poisson était pour du sashimi, ils vendaient le poisson le plus cher. Le père allait au port tôt le matin pour acheter du poisson frais. Je pensais que ça allait vite fermer.
j’avais tord. Quelques semaines après cette ouverture tranquille, il y avait des files de voitures devant le petit magasin. Même le livreur de Fedex y achetait son sashimi de poisson.

et le 11-3 est arrivé. Je savais que je ne mangerai pas de poisson le 12 mars 2011.

Quand je suis parti de là en décembre 2011 il y avait toujours des files de voitures devant le magasin.

J’ai été à l’école pendant 16 ans. mais aucun de mes livres ne m’a dit quoi dire, quoi faire pour le petit magasin de poissons et son gamin de 10 ans après qu’un niveau 7 soit arrivé dans un rayon de 250 km.

Je dis qu’on ne devrait pas manger de poisson. et je m’inquiète pour le petit magasin. Vu comme ça, c’est n’importe quoi.

Je ne sais pas comment ça va finir. La seule chose dont je sois sûr c’est qu’il faut réécrire le livre.
On doit tout réécrire.

Ne soyez pas leurs complices.

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