[Column] Since my last post

[Column] Since my last post

(Photo : At a yard during the apartment hunting for a Japanese immigrant family. Oct. 2015.)

 

It’s been a while since I posted my last column.
I guess a lot of people wondered what kept me away from posting the columns.
What brought me back was a Japanese clergyman living in Paraguay.
In Paraguay, Japanese can get permanent residency rights for amazingly advantaged conditions. He moved from Japan to Paraguay and helped other Japanese people gaining the rights. He thought it is pointless to warn about radioactive contamination living in the middle of the contaminated area. That’s why he did it. 10 days ago, his activity got a spot light on Mainichi newspaper [URL].

I’m doing the same thing in Romania. It’s temporary resident permit, not permanent residency rights. However, it’s renewable every year.
Exposure is a risk. Generally, there is no country that wants to accept immigrants (even if it’s not “refugee”) especially in this world situation. Once you get your name known, you might be in a trouble to go to some other countries or even with your own authorities. and that clergyman in Paraguay exposed his real full name and said why he left Japan in one of the major newspaper.
He even mentioned the number of the Japanese families to move to Paraguay.

Why don’t I do that ? I don’t like hiding. I’m not doing anything bad for humanity. I’ve been thinking of writing this since last time I posted a column. so I decided to do it today.

Maybe some old readers remember. When I tried to leave Japan, when was almost exactly 4 years ago, the biggest bottle neck was a stay permit. I actually couldn’t get any in the first year. Finally I obtained one in Romania in 2013. I used to be a taker. Now I’m a giver. I’ve issued over 15 stay permits for Japanese immigrants in Romania since September of 2014. They are not fully settled in Romania yet. Especially it takes time to get their business rooted here, but at least we flagged here for the first time in Romanian-Japanese history.

It is difficult to find an affordable apartment in Europe, but not impossible in Romania. I help them do it. I help them make a business to get the stay permit. Now I collaborate with a law firm in Bucharest. Japanese and American are exceptions in Romanian immigration law. so we struggled to establish the new ways to get Japanese authorized and keep making the precedents.

I had my 32nd birthday last month. I haven’t lived for so long but the latest few years were kinda unique. I can tell it to anybody. What I learnt from such a life is that action is vital. It’s not interpretation. Wise sayings don’t change your tomorrow. Positive thinking doesn’t make our glass full. Something starts changing only when we act in this real and measurable world.

Those Japanese immigrants left Japan for variety of reasons. Sometimes it’s nuclear accident, sometimes it’s the newly introduced ID number system, sometimes it’s for the business chance. The differences of the reasons don’t matter to me. Letting them out of the country is important. I don’t join the protest on the street. I don’t write about it on Fukushima Diary again. but this is my activity. Since I left Japan, at least I haven’t paid 1 yen for Tepco.

 

 

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Français :

[Édito] Depuis mon dernier éditorial

 

(Photo: Dans une cour pendant la chasse aux appartements pour une famille d’immigrants japonais. Octobre 2015.)

Ça fait un bon moment que je n’ai plus publié d’éditorial.

Je suppose que beaucoup de gens se demandent ce qui m’en a empêché.
Celui qui m’y a ramené est un pasteur japonais vivant au Paraguay.
Au Paraguay, les japonais peuvent obtenir un droit de résidence permanente sous des conditions incroyablement favorables. Il a déménagé du Japon au Paraguay et a aidé d’autres japonais à en obtenir le droit. Il a pensé être vain de mettre en garde contre la contamination radioactive tout en vivant dedans. C’est pour ça qu’il est parti. Son action est passée sous les feux de l’actualité il y a 10 jours par le journal Mainichi [Lien].

Je fais la même chose en Roumanie. C’est un permis de séjour temporaire, non pas un droit de résidence permanent. Néanmoins il est renouvelable chaque année.
L’exposition à la radioactivité est un risque. En général aucun pays ne souhaite accepter des immigrés (même non “réfugié”), en particulier dans la situation mondiale présente. Une fois que votre nom est connu, vous pouvez avoir des problèmes pour aller vivre dans un autre pays ou même avec vos propres autorités. Ce pasteur a donné ses vrais nom et prénom au Paraguay et y a dit dans un des grand journaux pourquoi il avait quitté le Japon.
Il a même précisé le nombre de familles japonaises ayant immigré au Paraguay.

Pourquoi ne le fais-je pas ? Je n’aime pas cacher les choses. Je ne fais rien de mauvais pour l’humanité. J’ai pensé à écrire cet édito depuis que j’ai publié le dernier. Donc, j’ai décidé de le faire aujourd’hui.

Certains anciens lecteurs se souviennent peut-être que quand j’ai essayé de quitter le Japon, c’était il y a presque exactement quatre ans. Le plus grand goulot d’étranglement a été le permis de séjour. Toute la première année je n’ai pas pu en obtenir. J’en ai finalement eu un en 2013 en Roumanie. J’ai du longtemps être demandeur. Maintenant je suis donneur. Depuis septembre 2014, j’ai contribué à la délivrance de plus de 15 permis de séjour pour les immigrants japonais en Roumanie. Ils ne sont pas tous encore pleinement établis, en particulier parce qu’il faut du temps pour arriver à enraciner leurs entreprises ici mais au moins on a créé le précédent de l’histoire roumano-japonaise.

Il est difficile en Europe de trouver un appartement abordable mais en Roumanie ce n’est pas impossible. Je les aide à en trouver. Je les aide à monter une entreprise pour obtenir le permis de séjour. À présent je collabore avec un cabinet d’avocats de Bucarest. Les japonais et les américains sont des exceptions dans les lois d’immigration roumaines ce qui fait que nous avons du nous battre pour trouver de nouvelles façons d’obtenir les autorisations pour les japonais et continuer à créer des précédents.

J’ai passé mon 32e anniversaire le mois dernier. Je ne suis pas très vieux mais ces dernières années m’ont été quelque peu particulières. Je ne peux les décrire à personne. Ce que j’ai appris d’une telle vie est que l’action est vitale. Ce n’est pas une interprétation. Les sages dictons ne changent pas votre futur. La pensée positive ne remplit pas votre verre. Les choses ne commencent à changer que lorsqu’on agit dans le monde réel et mesurable.

Ces immigrants japonais ont quitté le Japon pour des raisons diverses. C’est parfois à cause de l’accident nucléaire, parfois à cause du nouveau système autour du numéro d’identification, parfois le hasard des affaires. La diversité des raisons n’est pas importante pour moi. Les abandonner hors du pays l’est. Je ne participe pas aux manifestations de rues. Je ne parle plus de ce que je fais dans le Fukushima Diary mais c’est mon action.
Au moins, depuis que je suis parti du Japon je n’ai pas donné 1 yen à Tepco.

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